L'affaire des fuites au Vatican, aussi nommée Vatileaks1 par la presse italienne2, est un scandale touchant le Saint-Siège, et porté au grand jour en mai 2012, suite à la diffusion de documents confidentiels révélant l'existence d'un large réseau de corruption, de népotisme et de favoritisme lié à des contrats signés à des prix gonflés avec des partenaires italiens.
Les correspondances entre l'archevêque Carlo Maria Viganò (en), ancien numéro deux des services administratifs du Vatican, et le pape, sont diffusées par une chaîne italienne de télévision et synthétisés dans un ouvrage de l'auteur Gianluigi Nuzzi.
Les courriers montrent que l'archevêque Carlo Maria Viganò (en) a été muté comme nonce apostolique (ambassadeur) à Washington après avoir révélé l'existence d'affaires de corruption, népotisme et favoritisme entre le Vatican et des partenaires italiens3. D'autres pièces évoquent des conflits internes concernant l'Institut pour les œuvres de religion (IOR, la Banque du Vatican), dont le président Ettore Gotti Tedeschi, accusé de « mauvaise gouvernance », a été limogé.
Ces documents font par ailleurs état de la situation fiscale de l’Église, des finances des instituts catholiques, de scandales sexuels chez les Légionnaires du Christ ou encore de négociations avec les intégristes.
Les autorités du Vatican qualifient les fuites d'actes « criminels » et font appel à la « collaboration internationale » pour retrouver le ou les auteurs des fuites qui « portent atteinte à la vie privée du pape ».
Le pape Benoît XVI appela le lundi 11 juin à demeurer fidèle en l'Église et au Saint-Siège.