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 Shotgun - Le Contradicteur

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Shotgun


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MessageSujet: Shotgun - Le Contradicteur   Dim 12 Juil 2015 - 19:44

C'est un texte en prose et pas une poésie, mais je savais pas dans quelle section le mettre donc je l'ai mis ici haha, enfin c'est pas tellement dans la mauvaise section parce que j'ai essayé de l'écrire comme une poésie sur certains passages. C'est un peu long donc je peux comprendre que certains passent à côté, malgré tout j'aimerais bien avoir quelques conseils pour m'améliorer parce que c'est un travail vraiment différent d'un texte de rap. J'explique le titre ici pour plus de clarté et pour éviter quelques quiproquos: j'ai voulu mettre en scène un personnage agité, aux limites de la folie, qui se plait a adopter des points de vue sur certains sujets en totale contradiction avec ceux de n'importe qui, contredisant même des convictions difficilement discutables. Mais le texte s'appelle comme ça surtout parce qu'il se contredit lui-même de nombreuses fois d'un paragraphe à l'autre, parfois même dans un seul paragraphe, jusqu'à la fin où il s'en rendra compte. Enfin, j'arrête là, bon courage haha






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Je vous abandonne ces quelques lignes, ces "Carnets du Sous-sol", fruit de mes élans les plus orgueilleux, les plus fats... Photographie d'instants fiévreux lors desquels je me sens comme fouetté de folie. Vous maudirez probablement cette façon si abrupte de planter le décor, sachant que le seul cadre qu'il vous sera possible de vous représenter ici sera celui de mon désordre cérébral... Ce chaos littéraire n'en étant qu'une projection visible. J'abhorre violemment les descriptions de lieux et d'atmosphères, visant à situer le personnage principal dans son contexte: voilà seulement de quoi embourber le lecteur dans la matière. Ouvrir un livre pour se distraire et tomber sur une énième duplication du monde physique dans lequel on vit, permettez-moi de vous éviter ça ! M'en éloignant, je veux autant qu'il m'est possible vous peindre l'esprit, dans ses remous et bouillonnements, vous représenter l'invisible, l'intelligible... Le fait même que les pages que vous tenez entre vos doigts soient faites de matière m'est dérangeant, oui ! Le seul livre qui puisse me convenir, c'est la parole ! Le vrai livre sans substance ! Brûlez ce prospectus et regardez devant vous si vous tenez tant à vous confronter au monde matériel, et que personne ne vous en empêche. De mon côté, j'offre ici une représentation de l'esprit dans toute sa confusion pestilentielle, moite, claustro-phobique... Un cloaque des plus corrompus... Les coulisses de l'être n'étant que liquides suintés et galimatias charnels baignant. Quelle sordide vision de l'homme, me direz-vous ! Mais je la trimbale avec moi 24 heures sur 24 cette réalité ! Il n'y a que quelques couches de peau qui en privent mes regards. Me voilà devenu antipathique et ordurier, c'est satisfaisant... Je souhaite simplement avant d'entrer dans le vif du sujet vous éviter toute possibilité d'identification, ce procédé des plus rebutant... Je conspue les auteurs qui en usent, et qui ne font par là qu'exalter l'aspect le plus égoïste et ego-centré de leur lectorat, qui n'est pas capable un instant de trouver un intérêt au propos d'autrui sans passer par eux-même... Par "l'identification"... Je vais vous apprendre à vous concentrer sur l'Autre, moi ! L'amour nu, dénué ! Je vais vous apprendre à aimer en me méprisant, voici un noble postulat de départ. Un effroyable objectif ! Je peux maintenant commencer mon récit, l'esprit flottant, par un paragraphe presque hors de propos et loin des lourdes pérégrinations à venir, pour que vous sachiez comment ont germées hors de moi ces folies lettrées.


J'ai découvert la lecture à 19 ans comme on découvre un monde sous-terrain, ensommeillé, en latence. Comme on déterre un cadavre admirablement conservé, aux couleurs plus vives que tout les hommes qu'il est possible de croiser en centre-ville, à heure de bousculade. Les joues creuses mais encore empourprées; l'incorruptible embaumement. J'ai ouvert un livre comme on s'insinue dans la plus superbe des réalités: celle des idées; celle des actes n'étant que d'un faible enivrement. Le livre: le rêve concret, l'espoir fait corps ! Une antichambre qui n'attend un regard que pour le changer, dans ses plus sombres profondeurs. Un des plus exquis plaisir de lecture: sentir le nombre de pages lues augmenter sous ses doigts, quand celui des pages restantes diminue sensiblement... Sentir que les centaines de pages parcourues pèsent physiquement plus lourd que celles qu'il reste à barrer des yeux... Comme un vieil homme qui savoure son monceau de souvenirs, en égraine la dune et se réjouit du peu de temps qu'il lui reste à vivre. Il y a ce quelque chose de mortifère dans la lecture ! Pour dernier ravissement, observer le livre une fois terminé et refermé: sa couverture arquée, voûtée qui témoigne à quel point il est difficile de s'ouvrir à qui veut lire en soi, mais qui manifeste l'envie de vouloir s'ouvrir encore; les légers écarts et ondulations formés par les pages décornées; l'or des pages jaunies, ambrées par le temps qu'elles ont passées en contact avec la peau... Lire est aussi un plaisir physique, presque lascif.
J'ai commencé à écrire quelques temps après mes premières lectures. Cause-conséquence des plus banale ! J'ai instantanément pensé que l'écriture était une suite radicale, inévitable, fataliste de la lecture, comme par une impérieuse logique, un rouage odieusement despotique. Lire pour ensuite écrire, aussi cruellement qu'une pensée en entraîne une autre. Vous n'avez jamais réussi à vous arrêter sur une ultime pensée, comme si ce dernier songe valait bien tout ceux passés et à venir n'est-ce pas ? Voilà de quoi me comprendre. J'ai donc écris quelques textes d'une écriture frémissante, presque sanglotante; depuis un bouillon d'encre poisseux, possessif. Un épais charbon, crème d'abysses. La pensée liquide, voilà les mots justes ! Pardonnez moi ces redondances, mais j'ai bien pris soin de vous parler de style sanglotant, comme vibré de soubresauts; n'oubliez pas non plus que c'est mon âme et sa houle qui est peinte ici... Vous auriez sûrement préféré lire les fadaise d'une homme de la pire des vacuités, à l'esprit plat, écrasé; le récit aurait été plus linéaire et lénifiant... Passons. J'ai toutefois longtemps hésité avant de commencer à écrire; j'ai la pensée nomade, elle a du mal à sortir de sa cage et à se confronter au réel, à devenir elle-même une réalité influente. J'évite même souvent de parler, mes idées ont peur de se confronter à la matière. Pas de tyrannie et d'orgueil matériel pour elles, ça non ! Elles craignent l'influence, et sont si vides de convictions qu'elles peinent à me convaincre moi-même, c'est vous dire. Malgré tout, j'ai écrit, et me suis heurté à une vue nouvelle. Oui, après tant de temps passé à lire des bouquins, j'ai finalement été contrait de lire en moi, de devenir moi-même le Livre que j'ai tant mystifié lorsqu’il n'était qu’une réalité extérieure. Toutefois, les sentiments sont pour la raison plus difficile à traduire que les mots ne le sont pour les yeux. Comment déposer sur papier un ressenti, lui qui n'entretient aucune relation avec le langage, qui n'est qu'une réaction chimique, une réalité immatérielle ? Une vue purement personnelle ? Exprimer ses sentiments, c'est toujours les traduire en langue étrangère. J'ai rapidement dû m'accoutumer à cet état de fait; et réaliser qu’être incompris - même partiellement - est un châtiment inévitable pour celui qui décide de s'exprimer aux autres, au monde. Frêle punition malgré tout. Que l'encre fleuve ! En cataracte ! Mais par delà l'effet que produisent ces interjections enthousiastes, je n'ai jamais été capable d'écrire qu'au calme plat, et le moindre frémissement extérieur ou intérieur agit sur moi comme le plus sévère des freins. Silence de monde et d'âme requis. Je n'ai encore jamais réussi à aligner un seul mot sous le coup d'une émotion, qu'elle soit tiède ou intense. La morosité de mes lignes n'est pas due a l'état dans lequel je suis lorsque j'écris; c'est plutôt le résultat d'un long processus passé qui n'est plus d'aucune actualité, comme le fruit tombe de l'arbre une fois son évolution terminée et sa maturation aboutie. Des larmes pleurées sans tristesse, voilà à quoi se résume mon écriture ! Voici l'unique raison me permettant d'apprécier pleinement l'acte d'écrire, dans toute sa lucidité. Ceux dont l'inspiration n'est déclenchée que par la tristesse, par une affliction avancée assimilent nécessairement l'écriture à un état qui leur est désagréable, inconsciemment ou non. Comment aimer prendre la plume dans de telles conditions ? Pour ma part, en écrivant, je deviens moi-même l'architecte de cette envoûtante réalité évoquée plus haut: celles de l'Idée. Une réalité évasive, une réalité du voyage, loin des lois physiques rébarbatives de l'Instant et de l'Endroit. L'Ailleurs, en un mot ! Je souhaite peut-être m'éloigner des lieux connus, du "chez soi". Même les boulevards les plus vastes deviennent une geôle étroite et exiguë lorsqu'on les connait, lorsqu'on les a arpentés jusqu'au sang !

C'est vrai, je n'ai jamais aimé me sentir chez moi; voilà pourquoi lire et écrire m'embrase à un tel degré. Je me sens bien lorsque je me sens ailleurs. Cette évasion passe par effectivement le rêve, mais les rêveries trop étendues et languissantes m'exaspèrent, et lorsque cet "ailleurs" devient "chez moi" parce que mes idées ont suffisamment sillonné ses chemins, retour aux fuites d'âme. Une idée mâchée finit par aboutir, et c'est peut-être ça ma peur, finir. C'est là la crainte de tous. Les réflexions sont comme vous et moi, finir c'est pour elles synonyme de mort ! Je n'ai jamais voulu demeurer longtemps en un lieu jusqu'au point de m'y sentir chez moi, j'ai inlassablement cherché à me mouvoir d'un air à l'autre, comme le sang irait d'un organe au suivant. C'est d'ailleurs ça la mort: lorsque le sang stagne et ne circule plus; c'est à partir de ce moment que le corps commence à sentir mauvais, à tarir. Et les relents âcres émanent. Ma Terre meure si personne ne la visite, elle n'existe pas sans vos yeux ! Elle aussi tient au regard des autres; tant de beauté n'est jamais innocente. Un lieu visité s'embellit de l'attention seule, c'est parce que peu leur prêtent intérêts que les déserts sont si stériles. Quelques visites et: forêt foisonnante ! Verdoyante ! Et vive les mondes à visiter ! Voyez, quel ennui pour un homme qu'un lieu connu et sillonné... Comme un corps dans lequel l'âme se confine invariablement, cloisonnée, elle mourra des réflexions rabâchées sans en finir, conjuguées à l'éternel; elle étouffera par l'air qu'elle a déjà respiré. Il faudrait passer d'un corps à l'autre, s'essayer à tout les regards du globe comme on recherche des lunettes à sa vue. Et voilà ! A mort la monotonie des horizons déjà regardés ! La subreptice accoutumance ! C'est bien ce vers quoi vous tendez dans vos relations sociales qui suppurent l'envie d'ailleurs ! Vous distillez votre compassion, votre empathie pour vous fuir, pour devenir l'autre, vous mettre à sa place. Se mettre à la place de l'autre, l'effroyable tyrannie ! la saisissante imposture ! Il ne s'agit plus de s’asseoir à la place que votre voisin vous offre pour contempler le monde par ses regards, non ! Il s'agit de prendre le siège conducteur, se mettre dans ses grolles pour mieux les diriger: se mettre à la place de l'autre, tout est là ! L'expression est en elle-même cruelle d'évidence. "Prendre la place de l'autre" aurait été bien moins vicié dialectiquement. Chercher l'autre et l'ailleurs pour se fuir, comme si notre condition était un constant renvoi à la monotonie, la langueur de l'être. L'être est lourd et lent, vrai ! Malgré tout, j'aurais aimé comprendre plus tôt qu'étant en constant devenir, à chaque seconde, j'étais par là en constante visite, en perpétuel "ailleurs"... Enfin... Pardonnez mes digressions, mais je n'ai jamais aimé parcourir immuablement un seul et même lieu.

J'ai peut-être réellement peur de finir, oui. D'une peur organique, palpable, presque matérielle. Un cœur ne palpite jamais: il tremble seulement de finir ! La voilà, la vérité sans nuances. Enfin un lieu où je ne me sens pas chez moi: la mort. Elle est comme le monde la mort, elle s'embellit à chaque visite... Elle est fade et sans réalité tant qu'elle n'a pas été visitée, la douce. Pleurs, suppliques au divin, effusions: de quoi lui donner un peu de fard aux paupières. Elle se maquille de craintes et d'espoir, la mort ! Quelles folles tribulations, voyez comme l'inconnu m'enfièvre... Folles sans être vaines toutefois, je viens grâce à elles d'enlacer une de mes plus libres conclusions: j'ai peur de mourir. Avoir peur de mourir, c'est avoir peur de naître, c'est un état de fait. Loin de moi la volonté d'opposer 2 mots contraires dans une même phrase pour en exalter l'esthétique, non ! La mort est une naissance, bien plus que tout coït ou accouchement; c'est le passage drastique d'un état à un autre: du corps à l'âme, du matériel à l'immatériel, de l’œil à l'inintelligible... Ou du monde au néant pour la pensée prosaïque, pour ceux qui conspuent la Vie après la vie... Ma belle certitude, c'est qu'un nourrisson est pris de frayeur panique quelques secondes avant de naître. Plus, au delà: je suis fou de conviction quand je pense que de la fécondation à la naissance, d'embryon à nourrisson, aussi longtemps que le développement prénatal dure, le fœtus est poissé d'angoisse à l'idée, à l'intuition de sa naissance future... Je suis aussi en période de gestation, j'appréhende ma venue au monde ! Mes peurs latentes dorment d'un sommeil agité, elles ouvrent l’œil plusieurs fois par heure; leurs rêves sont les miens, leurs cauchemars aussi. Mon cœur ne palpite pas, il tremble d'effroi: je mourrai quand il aura transcendé sa peur et cessé de trembler. Il faudrait mourir à l'instant terne où la mort ne nous effraie plus. Et l'affaire serait charmante ! Ah, combien j'aurais raison d'abréger mes délires esthétisés... Comment écrire sans saillies extravagantes, qu'on me le fasse savoir dans les temps, bien tôt ! J'aurais de quoi remercier celui qui me répond pour le siècle entier !

Mais pas de réponse, évidemment. Il y a toujours plus d'écho lorsque l'on crie "question" que lorsque l'on hurle "réponse" ! Les lois physiques le veulent. Une question se pose seulement, elle ne se répond pas ! Elle est entière lorsqu'elle est seule, l'interrogation. C'est lui greffer un membre étranger au corps que de lui trouver une réponse. C'est la corrompre... Ah, voilà tout ce que j'ai trouvé pour accepter que mes plus nébuleux questionnements restent insatisfaits... Peu ! Et ces chimères ne me défendent pas contre l'aigreur du doute. Contre ces nuées denses qui vous noient l’allégresse... Non, ce ne sont pas ces verbiages qui souffleront cette épaisse brume, je vous l'avoue à regret. Malgré tout je perpétue ma suffocante agitation, mon "Art", en bon dictateur ! La création est la plus complète des tyrannies, sachez ! Observer son Monde pour s'en faire des phrases, des tableaux, des symphonies, et se faire applaudir pour ça; c'est s'accaparer la Beauté et la signer de sa propre main ! On la défigure la beauté du Monde, on la revisite, on la retourne de verbes, de sons et de peintures; et si elle est suffisamment méconnaissable, on se fait acclamer pour notre prodigieuse création, notre divine inspiration. Il faut dévisager, torturer le Monde et travestir Dieu, pour être un artiste. Une fois qu'on a bien crevé l'Univers, on devient créatif. On crée comme on vole, comme on succombe à sa violence, et c'est le bel Art ! Le sang de la galaxie entière empourpre les caprices créateurs; de toute époques, on loue infiniment le supplice. Plus voleur, plus vaniteux encore l'Artiste: il passe à la postérité ! Ha ! Il chaparde l’Éternité et la soumet au monde mortel; toute son oeuvre est un perpétuel affront à l'Immuable. Un grain de sable trop gros dans un sablier: voilà ce que c'est, l'éternité... Le rien auquel se résume l'Artiste: un grain plus épais que les autres... Moins qu'insignifiant, oui ! L'homme d'art est sanglant, vicié; il est aussi différent du sage, du raisonné, du philosophe que le blanc l'est du noir. Rien d'exagéré. L'artiste travaille, perfectionne la "création" humaine: il voue sa vie aux lettres, aux harmonies musicales, aux peintures et dessins; tandis que le philosophe oeuvre sur la création naturelle: le corps et l'âme, il sculpte l'interne, l'essentiel... Ne sont ils pas opposés, l'homme qui s'offre à la violence, au vol qu'est la création humaine, et celui qui cherche à aiguiser la création de Dieu ? Ils s'opposent comme le vulgaire s'oppose au primordial, je le pense !
Mais malgré toutes ces invectives... Comme immunisé contre mon propre venin, je me perpétue artiste, noyé dans ma fange ! Aussi longtemps que ce despote illusoire me gonflera d'ivresse, me tournera les sens, je continuerais à tordre le Monde pour m'en faire un point de vue, à lyncher le Monde pour m'en faire une vérité. Pour en faire "ma" vérité, comme le radote si bien l'époque... Féroce ineptie, ce concept de vérité personnelle, individualisée ! Suc d'orgueil ! Comment peut-on - sans déborder de fatuité - s'approprier une chose purement objective comme la vérité, la distordre à sa guise pour s'en faire un point de vue à son appétit, et appeler encore cet hybride par le nom de "vérité" ? Comment peut-on affirmer que chaque être à "sa" vérité, qu'elle se divise en milliards d'avis divergents, alors que le Vrai désigne quelque chose d'objectif et d'unique par essence ? Le feu n'a qu'une vérité unique et objective: il brûle; et celui qui dira le contraire n'aura pas par là "sa" vérité, mais simplement son point de vue, erroné qui plus est. Ce qui est Vrai l'est pour tous, et ce qui touche au point de vue n'entretient aucune relation avec l'idée même de vérité. Ce sont 2 choses sensiblement différentes, qui ne peuvent raisonnablement être assimilées. C'est un terrible pêché d’individualisme et d'arrogance que de donner à vos points de vue le nom de Vérité, même si vous la définissez comme personnelle et non pas générale ! La suffisance est tout de même là, murmurante. Mais cette vile appropriation représente quelque chose d'encore plus infamant ! Oui, ce concept égo-centré marque la fin de toute discussion, de tout échange sensé. La plus occulte des violences s'y fomente. Croyez-le bien; car si un homme donne à ses points de vues le nom de "vérité" personnelle, comment ne pas imaginer qu'il campera sur ses positons en n'importe quelle circonstance, même face à la plus légitime des contradictions ? La Vérité est immuable et ne peut en aucun cas s'avérer fausse, vous en conviendrez sans embarras; et bien le point de vue devient lui aussi immuable et imperméable à l'erreur aux yeux de celui qui le nomme Vérité. C'est là la naissance de la plus sordide des vacuités, par le plus simple des processus ! Voilà sur quels chemins guide cette moderne doctrine, et ceux qui déclarent parallèlement qu'il n y a pas de Vérité se confinent dans un bourbier similaire...

Ah, me voilà versant dans la philosophie ! L'attachant canular ! Des foutaises brument en vous, et quand votre esprit s'ébroue: vous voilà devenu philosophe. Je suis trop instable pour caresser la philosophie sans la blesser: mon cœur visite les sentiments, les états-d'âme comme on admire des cathédrales; je passe d'une émotion à l'autre comme on change d'enfer. Les pires des flammes brûlent à 37 degrés 5, sachez le, philosophes ! Non, je n'ai pas le cœur assez figé pour la sagesse... Il le faut d'un froid cristallisé; l'hiver au visage pâle... Je suis trop souvent dupé par mes passions. La glace reflète, la chaleur miroite mirages et oasis fictifs: c'est le postulat philosophique ! C'est peut-être d'ailleurs lorsque j'écris que je suis le mieux en contact avec la sage sérénité, cette Déesse interne... Amoureux du plus placide des déserts, celui de l'ataraxie, je deviens alors philosophe, c'est-à-dire automate ! Mécanique, du fond de ma chair ! Je souffle les sentiments, flammes chétives, et m'enivre de raison, la belle et lucide. Empaqueté de théories et de froides réflexions, je me gargarise de cérébral ! Voilà la vie des Hommes, bien théorique et arrogante... Le plus profond des orgueils humains: vouloir fuir la pulsion sous prétexte qu'elle est animale... Ah ! Que ma tête brûle des mille émotions ! Posez vos plumes, ou n'écrivez que si vous en pleurez à grands fleuves; n'écrivez que si la plus passionnelle des ivresses s'en exalte. Voilà comment devenir modeste, animal ! Je me rends ici compte que l'écriture a sur moi le plus déplorable des effets: elle me vide de feu... Elle me noie d'eaux stagnantes, taries, surtout troubles et vaseuses... Il me faut des états-d'âme, semblables aux plus endiablées des danses; tandis que l'acte d'écrire me calme et me glace de pensées profondes.
Quel troublant contraste, me voici vantant les passions alors que je m'enorgueillissais plus tôt de ma lucidité d'écriture... Blâmant ceux qui prennent la plume sous fièvre émotionnelle... Ils se gâchent la beauté d'écrire, voilà ce que je disais ! C'est faux, et je nuance ici cette folle erreur. Combien de paradoxes et de contradictions monstrueuses rencontre-t-on lorsque l'on passe du noir au gris ! C'est vrai, le sentiment est primordial, pardonnez moi de l'avoir nié. Mais, mais, combien j'en ai peur... J'ai l'esprit gainé d'effroi lorsque je pense aux ressentis, ardents esclavages. Voici mon problème: J'ai la peine facile, et mes liesses sont ternes, délavées. Mes sourires sont hésitants, chancelants, comme pleurés par la plus fade des joies... Ils sont comme une cicatrice, une plaie béante en travers du visage, avec tout un monde qui remue en dedans comme autant de vers et d'asticots au creux d'une blessure. J'en exagère à l'excès l'horreur et la purulence, me direz-vous ! Mais l’allégresse est cruelle et brutale plus que tout, à mes yeux... Il n'y a qu'a observer les stries, les rides profondes que laissent les sourires sur un visage; alors que les larmes ne laissent aucune marque d'une pareille violence... Facile ici de se rendre compte qui du bonheur ou de la tristesse agresse l'homme. Nombreux sont ceux qui ont assimilé la joie à la paix intérieure: grande méprise. La joie est une révolte, un combat des plus frénétique; c'est l'âme qui dit "non" et qui refuse de se soumettre à toute la grisaille dont le monde est peint. C'est une violence faite à l'Univers, une violence faite à la Nature des vivants, une violence faite à la plus sommaire des logiques qui hurle que puisque le monde est constitué de malheurs, alors le malheur doit constituer ceux qui l'habite... Fatal. Voyez-vous donc la paix dans ce combat désespéré que mène l'âme contre l'Univers et ses fondements ? L'Heureux est en constante agression, sachez bien ! Voilà qui vient désavouer courants de pensées et pensées courantes, mais qu'importe...! Et ce tragique constat met en lumière l'ineptie que constitue ma recherche de bien-être par l'écriture: volonté pécheresse, désir crasse et défi vaniteux au Divin ! Cet amour de l’allégresse est fruit d'un orgueil gras, débordant, à vous vibrer de frissons. Oui. Oui... Au soleil d'une pareille révélation, je crois qu'il me faut arrêter ce brûlot ici même, comme par pieuse rédemption. Comme par prière... Comme par harmonie naturelle, pour conserver ma foi aussi immaculée que possible; moi qui l'ait assez secouée par l'âpre rejet et le pus qui transpirent de ce texte... Qui l'ait assez secouée par l'arrogance de l'Artiste, l'arrogance du "bon vivant", le sourire comme une faucille ! Allons donc, froissons nos feuilles, bannissons nos Arts, polluons toute source de plaisir, fuyons l'enjouée folie, et que le Monde nous paye en larmes pour ce témoignage de respect !




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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Lun 13 Juil 2015 - 12:22

sacrament long aha,je vais le lire mais j'up un ptit coup
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Shotgun


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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Mer 15 Juil 2015 - 14:18

Haha pas de problème, c'est pas pressé !
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Jeu 16 Juil 2015 - 18:53

J'ai trouvé ton texte vraiment bon. Je ne saurais pas donné un avis détaillé car je pense pas être en position de pouvoir te conseiller sur la dimension technique de ton texte mais pour ce qui est du fond, je me suis beaucoup reconnu dans les passages qui soulignent la prise de conscience de nos propres paradoxes, sur la mort et la notion de vérité ; par moment j'avais limpression de lire mes pensées, en plus ordonnées et mieux tournées, bien sûr haha.

Franchement bravo pour ce texte gros !

J'up du même coup
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Jeu 16 Juil 2015 - 22:21

Content que ça t'ait plu et que ça t'ai parlé, même si l'identification devait être évitée par le premier paragraphe Non plus sérieusement merci, ça fait plaisir !
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Sili
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Mar 21 Juil 2015 - 1:24

C'est très bien écrit, t'as l'air vraiment à l'aise dans cet exercice.
Je t'avoue que j'ai cherché le sens de pas mal de mots sur Google.
Je sais pas trop quoi penser du texte au niveau global, j'ai peut-être pas la culture littéraire pour bien l'appréhender, y'a tellement de contenu et y'a pas vraiment d'histoire à part la contradiction.
Je suppose que l'important est la forme, et là-dessus, t'as fait de l'excellent travail.
Je précise que j'ai eu un peu de mal à lire le début (deux premiers paragraphes), je sais pas si c'est l'écriture que j'ai trouvé trop dense ou la fatigue, sûrement un peu des deux.
Est-ce que tu donnes ta propre opinion à travers ce personnage? Je pense que je pourrais pas me mettre à la place d'un personnage et lui inventer de telles pensées.
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Mar 21 Juil 2015 - 11:10

Merci beaucoup Sili
Pour l'opinion tu fais bien de poser la question. Je donne le mien qu'a 3 moment en fait: le paragraphe sur la lecture et l'écriture, celui sur la mort/naissance et celui sur la notion de vérité personnelle; sinon dans tout le reste j'ai essayé de lui inventer des points de vue contraires à ceux qui sont coutumiers (un peu comme dans "Le crépuscule des idoles"), mais bizarrement je trouve bien plus simple d'écrire à partir d'idées (et de caractères) qui me sont éloignés voire même opposés qu'a partir de mes propres idées, j'ai toujours un peu de mal à écrire correctement ce que je pense. Merci encore en tout cas !
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Mar 21 Juil 2015 - 12:56

T'as pas peur que ça soit pas crédible? Si tu crois pas en quelque chose, comment être convaincant pour le lecteur? A vrai dire, la partie sur l'Art m'a pas franchement convaincu, contrairement à celle sur le voyage/la découverte, donc c'est pas mal sur ce point.

Sinon, je vais éviter de transformer ce post en débat mais sur la vérité, tu penses pas qu'il y a de la place pour l'interprétation? Que la vérité peut être vu différemment selon les aspects de la chose que l'on prend en compte? Après, je suis assez d'accord avec ce que tu dis sur le terme "ma vérité" mais est-ce qu'il y a une vérité pour tout? Quand on dit "ma vérité", c'est comme dire "mon opinion", non?
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Mar 21 Juil 2015 - 14:17

C'est pas un texte philosophique ou quoi que ce soit pour le coup donc c'est sans volonté de convaincre, ça se lit plus comme on observe un phénomène extérieur sans y prendre part je pense (je l'ai écrit comme ça en tout cas), d'où l'avertissement sur l'identification dans le premier paragraphe. C'est simplement la mise en scène d'un type a l'esprit de contradiction exacerbé, prêt à inventer tout et n'importe quoi pour éviter de se conformer aux idées acceptées, et qui se plait à adapter presque chacun de ses points de vue à l'idéal pessimiste d'ailleurs, par là son argumentation peut parfois se révéler tangible sur certains points et d'autres fois fragile parce que trop purulente (l'exemple de l'art est bien choisi pour le coup puisque c'est un des passages ou le fiel s'exprime le plus, et c'est sa contradiction principale). Mais la transposition, la distanciation entre celui qui écrit et le personnage c'est très courant, l'idée de se mettre à la place de et de penser à la place de (donc différemment) ça se retrouve dans presque tout les textes, avec plus ou moins de savoir-faire évidemment, je le fais pas aussi bien que Céline haha.

Pour ce qui est de la vérité, oui il peut y avoir de interprétation pour chacun mais la vérité en elle-même reste objective, immuable, indifférente aux considérations humaines, et à partir du moment où l'interprétation entre en jeu on ne peut plus parler de Vérité mais simplement de point de vue; ce sont 2 choses aussi différente que le feu et l'eau: lorsqu'on les mêle l'un des 2 disparaît nécessairement (la vérité annihile le point de vue et le point de vue la vérité, sans transition).
Je dirais aussi qu'il y a une vérité pour tout ce qui n'est pas de l'ordre du point de vue et du subjectif, pour tout ce qui n'est pas invention de l'esprit (la beauté, la morale, etc). Et dire "ma vérité", c'est comme je le dis dans le texte quelque chose d'intrinsèquement très orgueilleux et suffisant je pense, c'est très différent lorsqu'on dit "c'est mon opinion", puisqu'on admet par cette formule la subjectivité et la possibilité d'erreur, ce qui n'est pas le cas du mot "vérité"
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Sam 25 Juil 2015 - 9:23

Un p'tit up ? C'est long mais ça vaut le coup quand même
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Sam 25 Juil 2015 - 11:05

mon avis final,intéressant,mais finalement un long monologue ou tu expose "ton point de vue philosophique" tout en critiquant le point de vue é_é,non bien sure ça ce résume pas à ce point la,et j'ai la tête dans le Q alors j'ai peut-être mal lus ce "point" la ou d'autre.

On voit bien que tu as fait attention à la forme,la structure, mais malgré ça,je trouve qu'il n'y'a pas tellement de "fluidité" je n'utilise peut être pas le bon mot ou l'explique mal mais je suis pas pris dedans, emporter par ton écris,comme des "coupures" qui m'empêche de m'attacher avec ce que tu dit, comme une forme de pédagogie bien emballer ou de souffrance "intérieur" et remise en question cela aujourd'hui m'ennui ou je suis plus attacher à une autre forme plus amusante pour décrire la même chose que tu décri.

et si je devais lire un livre plus long du même style je m'ennuierai très vite,mais la ça dépend des goût après,sinon j'ai pas trop à ajouter,si ce n'est qu'on pourrais débattre sur certaine idée que tu évoques mais je m'ennuierai aussi,pas parce que j'irai loin,mais je sais que ça serai brasser du vent.

enfin je peut pas tellement dire bon,mauvais,si je dit c bon ça pourrais être mauvais pour toi,et inversement,donc continue d'écrire,y'a pas tellement de réel conseil,je crois qu'on peut même pas te donner de conseil en vrai,mais je sais que parfois ça fait simplement juste plaisir d'avoir un avis ou simplement d'être lus et écouter

peace bitch

*sur la question de point vue ect j'ai fait des erreurs,j'édite pas c dit mais y'a des gaffes,mais on pourras revenir dessus,dit que je suis en forme mais je reviendrais dessus,enfin on en discutera quand même
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Sam 25 Juil 2015 - 12:38

@Shotgun a écrit:
C'est pas un texte philosophique ou quoi que ce soit pour le coup donc c'est sans volonté de convaincre, ça se lit plus comme on observe un phénomène extérieur sans y prendre part je pense (je l'ai écrit comme ça en tout cas


Ça répond à la moitié de ton message krkrkr
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Sam 25 Juil 2015 - 14:15

@Shotgun a écrit:
C'est pas un texte philosophique ou quoi que ce soit pour le coup donc c'est sans volonté de convaincre, ça se lit plus comme on observe un phénomène extérieur sans y prendre part je pense (je l'ai écrit comme ça en tout cas), d'où l'avertissement sur l'identification dans le premier paragraphe. C'est simplement la mise en scène d'un type a l'esprit de contradiction exacerbé, prêt à inventer tout et n'importe quoi pour éviter de se conformer aux idées acceptées, et qui se plait à adapter presque chacun de ses points de vue à l'idéal pessimiste d'ailleurs, par là son argumentation peut parfois se révéler tangible sur certains points et d'autres fois fragile parce que trop purulente (l'exemple de l'art est bien choisi pour le coup puisque c'est un des passages ou le fiel s'exprime le plus, et c'est sa contradiction principale). Mais la transposition, la distanciation entre celui qui écrit et le personnage c'est très courant, l'idée de se mettre à la place de et de penser à la place de (donc différemment) ça se retrouve dans presque tout les textes, avec plus ou moins de savoir-faire évidemment, je le fais pas aussi bien que Céline haha.

Pour ce qui est de la vérité, oui il peut y avoir de interprétation pour chacun mais la vérité en elle-même reste objective, immuable, indifférente aux considérations humaines, et à partir du moment où l'interprétation entre en jeu on ne peut plus parler de Vérité mais simplement de point de vue; ce sont 2 choses aussi différente que le feu et l'eau: lorsqu'on les mêle l'un des 2 disparaît nécessairement (la vérité annihile le point de vue et le point de vue la vérité, sans transition).
Je dirais aussi qu'il y a une vérité pour tout ce qui n'est pas de l'ordre du point de vue et du subjectif, pour tout ce qui n'est pas invention de l'esprit (la beauté, la morale, etc). Et dire "ma vérité", c'est comme je le dis dans le texte quelque chose d'intrinsèquement très orgueilleux et suffisant je pense, c'est très différent lorsqu'on dit "c'est mon opinion", puisqu'on admet par cette formule la subjectivité et la possibilité d'erreur, ce qui n'est pas le cas du mot "vérité"

J'avais pas vu ta réponse, ça répond bien à mes questions. Pour la première partie, j'imagine bien que tu n'essaies pas forcément de convaincre. J'utilisais "convaincant" dans le sens de "crédible" mais tu réponds à ça aussi, donc merci pour la réponse complète
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Sam 25 Juil 2015 - 18:37

Merci Bodhisattva

@.:: CàmisOle ::. a écrit:
@Shotgun a écrit:
C'est pas un texte philosophique ou quoi que ce soit pour le coup donc c'est sans volonté de convaincre, ça se lit plus comme on observe un phénomène extérieur sans y prendre part je pense (je l'ai écrit comme ça en tout cas


Ça répond à la moitié de ton message krkrkr

Yes voilà, Bodhisattva pour ce qui est du point de vue tu t'es rendu compte dans ton édit que c'est majoritairement pas les miens que j'ai donné donc pas de souci à ce niveau là, par contre je voudrais juste revenir sur un point que t'as à juste titre précise: la style un peu haché, manquant de fluidité. J'en ai peut-être (probablement) abusé à certains endroits mais c'était l'exercice principal du texte, d'ailleurs je l'ai précisé à plusieurs endroits dans le texte au cas où certains remarqueraient ce défaut comme toi: "M'en éloignant, je veux autant qu'il m'est possible vous peindre l'esprit, dans ses remous et bouillonnements, vous représenter l'invisible, l'intelligible" ou "Pardonnez moi ces redondances, mais j'ai bien pris soin de vous parler de style sanglotant, comme vibré de soubresauts; n'oubliez pas non plus que c'est mon âme et sa houle qui est peinte ici... Vous auriez sûrement préféré lire les fadaise d'une homme de la pire des vacuités, à l'esprit plat, écrasé; le récit aurait été plus linéaire et lénifiant", je pensais que ça serait assez explicite mais ces phrases sont peut-être noyées dans l'ensemble, ce qui fait qu'une fois le texte lu on les as oubliées, j'aurais du mieux les mettre en avant parce qu'elles expliquent le texte d'une certaine manière
Merci à toi encore en tout cas, j'ai peut-être forcé le trait à certains moments, je le pense aussi !
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Dim 26 Juil 2015 - 12:22

exercice ou pas gas,au début je tes dit j'ai bien aimer mais quand j'ai réaliser que ça pouvait être long !
te justifie pas bon dieu,je tue ce qui ne t'appartient pas é_é "l'art" c explicite mais même gros,c pas parce que je vais lire une phrase qui explique la futur noyade que je vais apprécier de me noyer,préciser ou non ce qui est,ET EST é ée tututu

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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Dim 26 Juil 2015 - 13:24

Heureusement que ce décret "l'art c'est explicite" est pas une vérité générale, combien ça serait réducteur... En tout cas merci encore de ton passage, j'ai pas envie de passer des lignes a parler du texte (ce que j'ai déjà beaucoup trop fait, c'est con de ma part), tu le comprends comme tu veux c'est normal !
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MessageSujet: Re: Shotgun - Le Contradicteur   Dim 26 Juil 2015 - 22:01

ahaha je sais gros laisse moi te faire chier trop de compliment obliger de te critiquer aha,si on te dit que tu écris bien ça pose problème,si on te dit que tu écris mal ça pose un problème aussi voir un plus gros é_é
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