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 petite création littéraire

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Halogène


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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mar 23 Juin 2015 - 22:34

cool je savais pas que tu gratter aussi,je vais lire ça après ;)
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Shotgun


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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mar 23 Juin 2015 - 22:50

C'est assez rare est très modeste haha, rien de bien extraordinaire
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Halogène


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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 0:41

@Shotgun a écrit:
Je n'ai jamais aimé me sentir chez moi; je me sens bien lorsque je me sens ailleurs. Par là, les rêveries trop étendues et languissantes m'exaspèrent, et lorsque cet "ailleurs" devient "chez moi" parce que mes idées ont suffisamment sillonné ses chemins, retour aux fuite d'âmes, comme une sueur fuyant des entrailles. Une idée mâchée finit par aboutir, et c'est peut-être ça ma peur, finir. C'est là la crainte de tous. Les réflexions sont comme vous et moi, finir c'est pour elles synonyme de mort ! Je n'ai jamais voulu demeurer longtemps en un lieu jusqu'au point de m'y sentir chez moi, j'ai inlassablement cherché à me mouvoir d'un air à l'autre, comme le sang irait d'un organe au suivant. C'est d'ailleurs ça la mort: lorsque le sang stagne et ne circule plus; c'est à partir de ce moment que le corps commence à sentir mauvais, à tarir. Et les relents âcres émanent. Ma Terre meure si personne ne la visite, elle n'existe pas sans vos yeux ! Elle aussi tient au regard des autres; tant de beauté n'est jamais innocente. Un lieu visité s'embellit de l'attention seule, c'est parce que peu leur prêtent intérêts que les déserts sont si stériles. Quelques visites et: forêt foisonnante ! Verdoyante ! Et vive les mondes à visiter ! Voyez, quel ennui pour un homme qu'un lieu connu et sillonné... Comme un corps dans lequel l'âme se confine invariablement, cloisonnée, elle mourra des réflexions rabâchées sans en finir, à l'éternel; elle étouffera par l'air qu'elle a déjà respiré. Il faudrait passer d'un corps à l'autre, s'essayer à tout les regards du globe comme on recherche des lunettes à sa vue. Et voilà ! A mort la monotonie des horizons déjà regardés ! La subreptice accoutumance ! C'est bien ce vers quoi vous tendez dans vos relations sociales qui suppurent l'envie d'ailleurs ! Vous distillez votre compassion, votre empathie pour vous fuir, pour devenir l'autre, vous mettre à sa place. Se mettre à la place de l'autre, l'effroyable tyrannie ! la saisissante imposture ! Il ne s'agit plus de s’asseoir à la place que votre voisin vous offre pour contempler le monde par ses regards, non ! Il s'agit de prendre le siège conducteur, se mettre dans ses grolles pour mieux les diriger: se mettre à la place de l'autre, tout est là ! L'expression est en elle-même cruelle d'évidence. "Prendre la place de l'autre" aurait été bien moins vicié dialectiquement. Chercher l'autre et l'ailleurs pour se fuir, comme si notre condition était un constant renvoi à la monotonie, la langueur de l'être. J'aurais aimé comprendre qu'étant en constant devenir, à chaque seconde, j'étais par là en constante visite, en continuel "ailleurs"... Enfin. Pardonnez mes digressions, mais je n'ai jamais aimé parcourir immuablement un seul et même lieu.


j'ai bien aimer ;) vraiment
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 1:57

Merci vieux, j'trouve que c'est un peu trop inspiré du style d'écriture de Céline mais bon
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Halogène


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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 10:20

j'ai pas remarquer,céline c plus "décousu" plus brute ~ sans l'être pour autant,je sais pas cmt expliquer aha,mais les impro c pas mal pour connaitre ton "style" parce que tu prend pas nécessairement le temps de l'améliorer ect
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 10:31

Les gens arrachent une fleur pour la sentir, ils sont ainsi fait,au lieu de ce baisser pour en prélever l'odeur.... Quand on aime on détruit plus qu'autre chose,leur amours et plus proche de la haine et,leur haine est plus proche de l'amour.
Moi j'ai voulus faire mon chemin en paix,marcher dans un calme absolu.La cigarette,l'alcool,tellement plus simple de ce rincer avec,j'ai l'impression que je perdrais tout si j'arrêter,complètement con mais bon y'a pas encore le bon moment .Ensuite j'ai jamais voulus aimer,déjà parce que j'ai un telle vide,solitude en moi que mon amours n'en serai pas un, mais de la pur possession, qui me détruirais. Parce que j'ai cette impression rageuse et fausse,que si je donne de l'amours je coulerais aussi net "bim",alors autant faire tourner la roue autant que possible.
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 14:57

"Les gens arrachent une fleur pour la sentir, ils sont ainsi fait,au lieu de ce baisser pour en prélever l'odeur..." Joli ça, à exploiter je pense

Quelques lignes ajoutées au texte, je le continuerais peut-être si j'y arrive:



Je n'ai jamais aimé me sentir chez moi; je me sens bien lorsque je me sens ailleurs. Par là, les rêveries trop étendues et languissantes m'exaspèrent, et lorsque cet "ailleurs" devient "chez moi" parce que mes idées ont suffisamment sillonné ses chemins, retour aux fuite d'âmes, comme une suée venue des entrailles. Une idée mâchée finit par aboutir, et c'est peut-être ça ma peur, finir. C'est là la crainte de tous. Les réflexions sont comme vous et moi, finir c'est pour elles synonyme de mort ! Je n'ai jamais voulu demeurer longtemps en un lieu jusqu'au point de m'y sentir chez moi, j'ai inlassablement cherché à me mouvoir d'un air à l'autre, comme le sang irait d'un organe au suivant. C'est d'ailleurs ça la mort: lorsque le sang stagne et ne circule plus; c'est à partir de ce moment que le corps commence à sentir mauvais, à tarir. Et les relents âcres émanent. Ma Terre meure si personne ne la visite, elle n'existe pas sans vos yeux ! Elle aussi tient au regard des autres; tant de beauté n'est jamais innocente. Un lieu visité s'embellit de l'attention seule, c'est parce que peu leur prêtent intérêts que les déserts sont si stériles. Quelques visites et: forêt foisonnante ! Verdoyante ! Et vive les mondes à visiter ! Voyez, quel ennui pour un homme qu'un lieu connu et sillonné... Comme un corps dans lequel l'âme se confine invariablement, cloisonnée, elle mourra des réflexions rabâchées sans en finir, conjuguées à l'éternel; elle étouffera par l'air qu'elle a déjà respiré. Il faudrait passer d'un corps à l'autre, s'essayer à tout les regards du globe comme on recherche des lunettes à sa vue. Et voilà ! A mort la monotonie des horizons déjà regardés ! La subreptice accoutumance ! C'est bien ce vers quoi vous tendez dans vos relations sociales qui suppurent l'envie d'ailleurs ! Vous distillez votre compassion, votre empathie pour vous fuir, pour devenir l'autre, vous mettre à sa place. Se mettre à la place de l'autre, l'effroyable tyrannie ! la saisissante imposture ! Il ne s'agit plus de s’asseoir à la place que votre voisin vous offre pour contempler le monde par ses regards, non ! Il s'agit de prendre le siège conducteur, se mettre dans ses grolles pour mieux les diriger: se mettre à la place de l'autre, tout est là ! L'expression est en elle-même cruelle d'évidence. "Prendre la place de l'autre" aurait été bien moins vicié dialectiquement. Chercher l'autre et l'ailleurs pour se fuir, comme si notre condition était un constant renvoi à la monotonie, la langueur de l'être. J'aurais aimé comprendre qu'étant en constant devenir, à chaque seconde, j'étais par là en constante visite, en perpétuel "ailleurs"... Enfin... Pardonnez mes digressions, mais je n'ai jamais aimé parcourir immuablement un seul et même lieu.

J'ai peut-être réellement peur de finir, oui. D'une peur organique, palpable, presque matérielle. Un cœur ne palpite jamais: il tremble seulement de finir ! La voilà, la vérité sans nuances. Enfin un lieu où je ne me sens pas chez moi: la mort. Elle est comme le monde la mort, elle s'embellit à chaque visite... Elle est fade et sans réalité tant qu'elle n'a pas été visitée, la douce. Pleurs, suppliques au divin, effusions: de quoi lui donner un peu de fard aux paupières. Elle se maquille de craintes et d'espoir, la mort ! Veuillez vous habituez à mes folles tribulations, vous savez bien que l'inconnu m'enfièvre... Folles sans être vaines toutefois, je viens grâce à elles d'enlacer une de mes plus libres conclusions: j'ai peur de mourir. Avoir peur de mourir, c'est avoir peur de naître, c'est un état de fait. Loin de moi la volonté d'opposer 2 mots contraires dans une même phrase pour en exalter l'esthétique, non ! La mort est une naissance, bien plus que tout coït ou accouchement; c'est le passage drastique d'un état à un autre: du corps à l'âme, du matériel à l'immatériel, de l’œil à l'inintelligible... Ou du monde au néant pour la pensée prosaïque... Ma belle certitude, c'est qu'un nourrisson est pris de frayeur panique quelques secondes avant de naître. Plus, au delà: je suis fou de conviction à l'idée que de la fécondation à la naissance, d'embryon à nourrisson, aussi longtemps que le développement prénatal dure, le fœtus est poissé d'angoisse à l'idée intuitive de sa naissance future... Je suis aussi en période de gestation, j'appréhende ma venue au monde ! Mes peurs latentes dorment d'un sommeil agité, elles ouvrent l’œil plusieurs fois par heure; leurs rêves sont les miens, leurs cauchemars aussi. Mon cœur ne palpite pas, il tremble d'effroi: je mourrai quand il aura transcendé sa peur et cessé de trembler. Il faudrait mourir à l'instant terne où la mort ne nous effraie plus. La charmante affaire !

_______________


Dernière édition par Shotgun le Mer 24 Juin 2015 - 22:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 17:07

Bodhisattva a écrit:
@Shotgun a écrit:
Je n'ai jamais aimé me sentir chez moi; je me sens bien lorsque je me sens ailleurs. Par là, les rêveries trop étendues et languissantes m'exaspèrent, et lorsque cet "ailleurs" devient "chez moi" parce que mes idées ont suffisamment sillonné ses chemins, retour aux fuite d'âmes, comme une sueur fuyant des entrailles. Une idée mâchée finit par aboutir, et c'est peut-être ça ma peur, finir. C'est là la crainte de tous. Les réflexions sont comme vous et moi, finir c'est pour elles synonyme de mort ! Je n'ai jamais voulu demeurer longtemps en un lieu jusqu'au point de m'y sentir chez moi, j'ai inlassablement cherché à me mouvoir d'un air à l'autre, comme le sang irait d'un organe au suivant. C'est d'ailleurs ça la mort: lorsque le sang stagne et ne circule plus; c'est à partir de ce moment que le corps commence à sentir mauvais, à tarir. Et les relents âcres émanent. Ma Terre meure si personne ne la visite, elle n'existe pas sans vos yeux ! Elle aussi tient au regard des autres; tant de beauté n'est jamais innocente. Un lieu visité s'embellit de l'attention seule, c'est parce que peu leur prêtent intérêts que les déserts sont si stériles. Quelques visites et: forêt foisonnante ! Verdoyante ! Et vive les mondes à visiter ! Voyez, quel ennui pour un homme qu'un lieu connu et sillonné... Comme un corps dans lequel l'âme se confine invariablement, cloisonnée, elle mourra des réflexions rabâchées sans en finir, à l'éternel; elle étouffera par l'air qu'elle a déjà respiré. Il faudrait passer d'un corps à l'autre, s'essayer à tout les regards du globe comme on recherche des lunettes à sa vue. Et voilà ! A mort la monotonie des horizons déjà regardés ! La subreptice accoutumance ! C'est bien ce vers quoi vous tendez dans vos relations sociales qui suppurent l'envie d'ailleurs ! Vous distillez votre compassion, votre empathie pour vous fuir, pour devenir l'autre, vous mettre à sa place. Se mettre à la place de l'autre, l'effroyable tyrannie ! la saisissante imposture ! Il ne s'agit plus de s’asseoir à la place que votre voisin vous offre pour contempler le monde par ses regards, non ! Il s'agit de prendre le siège conducteur, se mettre dans ses grolles pour mieux les diriger: se mettre à la place de l'autre, tout est là ! L'expression est en elle-même cruelle d'évidence. "Prendre la place de l'autre" aurait été bien moins vicié dialectiquement. Chercher l'autre et l'ailleurs pour se fuir, comme si notre condition était un constant renvoi à la monotonie, la langueur de l'être. J'aurais aimé comprendre qu'étant en constant devenir, à chaque seconde, j'étais par là en constante visite, en continuel "ailleurs"... Enfin. Pardonnez mes digressions, mais je n'ai jamais aimé parcourir immuablement un seul et même lieu.


j'ai bien aimer ;) vraiment

Franchement c'est bien, tant sur la forme que sur le fond. Petite préférence pour le deuxième quatrain quand même ahaha merde c'est pas la bonne section.

Nan blague à part c'est vraiment bon. Je saurais pas dire si il y a du Céline dans le style car je ne l'ai pas assez lu mais en tous cas il se passe un truc quand on lit ton texte. Après ça reste subjectif parce que ce que tu dis me parle et fait écho en moi, mais malgré ça je pense qu'objectivement, c'est un bon texte avec un bon style et un bon vocabulaire, de bonnes images et on sent un certain esprit qui se dégage du tout.

Bien joué gros, je lirai la deuxième partie plus tard.
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Shotgun


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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 17:33

Merci gros !
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Halogène


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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mer 24 Juin 2015 - 22:30

@Shotgun a écrit:
"Les gens arrachent une fleur pour la sentir, ils sont ainsi fait,au lieu de ce baisser pour en prélever l'odeur..." Joli ça, à exploiter je pense

Quelques lignes ajoutées au texte, je le continuerais peut-être si j'y arrive:


aha merci,tellement la flemme,alors je fait que des impro,ça m'amuse ect,j'arrive pas à avoir l'envie de faire quelque chose pour le moment dans ce domaine ect,je lirais aussi le tient gros ;)

Je n'ai jamais aimé me sentir chez moi; je me sens bien lorsque je me sens ailleurs. Par là, les rêveries trop étendues et languissantes m'exaspèrent, et lorsque cet "ailleurs" devient "chez moi" parce que mes idées ont suffisamment sillonné ses chemins, retour aux fuite d'âmes, comme une suée venue des entrailles. Une idée mâchée finit par aboutir, et c'est peut-être ça ma peur, finir. C'est là la crainte de tous. Les réflexions sont comme vous et moi, finir c'est pour elles synonyme de mort ! Je n'ai jamais voulu demeurer longtemps en un lieu jusqu'au point de m'y sentir chez moi, j'ai inlassablement cherché à me mouvoir d'un air à l'autre, comme le sang irait d'un organe au suivant. C'est d'ailleurs ça la mort: lorsque le sang stagne et ne circule plus; c'est à partir de ce moment que le corps commence à sentir mauvais, à tarir. Et les relents âcres émanent. Ma Terre meure si personne ne la visite, elle n'existe pas sans vos yeux ! Elle aussi tient au regard des autres; tant de beauté n'est jamais innocente. Un lieu visité s'embellit de l'attention seule, c'est parce que peu leur prêtent intérêts que les déserts sont si stériles. Quelques visites et: forêt foisonnante ! Verdoyante ! Et vive les mondes à visiter ! Voyez, quel ennui pour un homme qu'un lieu connu et sillonné... Comme un corps dans lequel l'âme se confine invariablement, cloisonnée, elle mourra des réflexions rabâchées sans en finir, conjuguées à l'éternel; elle étouffera par l'air qu'elle a déjà respiré. Il faudrait passer d'un corps à l'autre, s'essayer à tout les regards du globe comme on recherche des lunettes à sa vue. Et voilà ! A mort la monotonie des horizons déjà regardés ! La subreptice accoutumance ! C'est bien ce vers quoi vous tendez dans vos relations sociales qui suppurent l'envie d'ailleurs ! Vous distillez votre compassion, votre empathie pour vous fuir, pour devenir l'autre, vous mettre à sa place. Se mettre à la place de l'autre, l'effroyable tyrannie ! la saisissante imposture ! Il ne s'agit plus de s’asseoir à la place que votre voisin vous offre pour contempler le monde par ses regards, non ! Il s'agit de prendre le siège conducteur, se mettre dans ses grolles pour mieux les diriger: se mettre à la place de l'autre, tout est là ! L'expression est en elle-même cruelle d'évidence. "Prendre la place de l'autre" aurait été bien moins vicié dialectiquement. Chercher l'autre et l'ailleurs pour se fuir, comme si notre condition était un constant renvoi à la monotonie, la langueur de l'être. J'aurais aimé comprendre qu'étant en constant devenir, à chaque seconde, j'étais par là en constante visite, en perpétuel "ailleurs"... Enfin... Pardonnez mes digressions, mais je n'ai jamais aimé parcourir immuablement un seul et même lieu.

J'ai peut-être réellement peur de finir, oui. D'une peur organique, palpable, presque matérielle. Un cœur ne palpite jamais: il tremble seulement de finir ! La voilà, la vérité sans nuances. Enfin un lieu où je ne me sens pas chez moi: la mort. Elle est comme le monde la mort, elle s'embellit à chaque visite... Elle est fade et sans réalité tant qu'elle n'a pas été visitée, la douce. Pleurs, suppliques au divin, effusions: de quoi lui donner un peu de fard aux paupières. Elle se maquille de craintes et d'espoir, la mort ! Veuillez vous habituez à mes folles tribulations, vous savez bien que l'inconnu m'enfièvre... Folles sans être vaines toutefois, je viens grâce à elles d'enlacer une de mes plus libres conclusions: j'ai peur de mourir. Avoir peur de mourir, c'est avoir peur de naître, c'est un état de fait. Loin de moi la volonté d'opposer 2 mots contraires dans une même phrase pour en exalter l'esthétique, non ! La mort est une naissance, bien plus que tout coït ou accouchement; c'est le passage drastique d'un état à un autre: du corps à l'âme, du matériel à l'immatériel, de l’œil à l'inintelligible... Ou du monde au néant pour la pensée prosaïque... Ma belle certitude, c'est qu'un nourrisson est pris de frayeur panique quelques secondes avant de naître. Plus, au delà: je suis fou de conviction à l'idée que de la fécondation à la naissance, d'embryon à nourrisson, aussi longtemps que le développement prénatal dure, le fœtus est poissé d'angoisse à l'idée intuitive de sa naissance future... Je suis aussi en période de gestation, j'appréhende ma venue au monde ! Mes peurs latentes dorment d'un sommeil agité, elles ouvrent l’œil plusieurs fois par heure; leurs rêves sont les miens, leurs cauchemars aussi. Mon cœur ne palpite pas, il tremble d'effroi: je mourrai quand il aura transcendé sa peur et cessé de trembler. Il faudrait mourir à l'instant terne où la mort ne nous effraie plus. La charmante affaire !

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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mar 21 Juil 2015 - 1:05

A mesure que je voyager dans cette vie,le fait "d'être" me paraissez de plus en plus absurde,j’arbore l'écriture,la côtoie,comme toute autre chose dans cette existence,mais vouloir écrire,ou être quelqu'un de particulier,me sembler absurde au fond.
Comme le fait de travailler par nécessité ou bien avoir une activité en particulier,le simple fait de vivre était,est une l'unique activité créatrice et artistique.Je veux dire pourquoi vouloir être ?
nous vivons,jouissons,souffrons,et cela seul me sembler être le véritable "art" de l'existence,que le reste n'est que, d'une certaine manière superflu.L'écriture perd petit à petit son sens comme tant d'autre chose,mais à côté de cela,la vie,cette sensation de ce sentir vivre grandissez en moi,et que l'art que j'ai toujours rechercher ou l'écriture dans des moments de solitude maintenant me sembler terme.
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mar 11 Aoû 2015 - 22:41

L'histoire d'un type qui frapper son chien constamment,sans cesse des gémissements,des contorsion,puis un jours un autre type ce pointe et assiste à la scène,il vient au secours du chien en le frappant violemment,le type percute le trottoirs après une deuxième droite,et la chienne saute au coup du pauvre Type encore debout et le tue,fin de l'histoire.
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Jeu 20 Aoû 2015 - 18:35

Avant nous écrivions pour être publier,élu,admirer,laisser une trace,mais de quel trace parlons nous ? Si maintenant j'écris,cela n'aura aucun but,simplement une manière de m'exprimer et de me faire comprendre,une joie d'avoir des mots pour exprimer peine et joie mais cela n'est pas un but.Qu'importe la forme,la technique,le fond,si nous nous améliorons dans le but de plaire alors nous ne deviendrons rien de "bon"
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Lun 8 Fév 2016 - 23:15

Il y'a des jours ou,je n'est aucune aspiration.Ou être quoi que ce soit, ne m'intéresse plus.Juste un bouquin,un immense lac,des arbres à foison,mais le vice de la cité, m'attire sans cesse.Comme un poison dans mon sang,comme une fiole dans ma poche.
Je pisse au grand air,et voit doucement ma conscience s’effilocher,cette sensation,encore une fois,d'abstraction,de n'être rien,qu'un corps déambulant,gesticulant.
Alors j'erre parfois pour rentré,les pieds frôlant à peine le sol,de longue routes déserte,et juste une envie d'être étendue,que la pendule cesse,que la vie ce rapproche du moment ou, ont va se pieuté.Heureux d'être ensevelie par la couverture,dans un oublie passager de sois.
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Lun 8 Fév 2016 - 23:34

Le mot «pieuter» fait louche au milieu je trouve haha
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Lun 8 Fév 2016 - 23:41

Aha un peu voulus,enfin il à quelque chose de plus dur comme mot que de dire se coucher,enfin je sais pas j'ai écris comme ça

Écoute ça à l'ocaz https://m.youtube.com/watch?v=czPegPAuiuk un audio en fr intéressant
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Lun 8 Fév 2016 - 23:46

Vas-y j'écouterai

Là faut d'abord que j'écoute les projets de crowhite, atlaas et wassup et deux vidéos de Francis Cousin assez longues à regarder mais je mets ça de côté, merci
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Lun 8 Fév 2016 - 23:52

Ca roule tu me diras ;) c pas long
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Mar 9 Fév 2016 - 0:03

Yes j'ai vu
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MessageSujet: Re: petite création littéraire   Sam 13 Fév 2016 - 22:19

On gratte à la surface,on raque,créant une trame.Au fond l'écriture,qu'importe l'activité me parait de plus en plus absurde.Quoi de plus jouissif que de vivre,quel expression y'a t-il de plus grande que l'agitation de son âme en ce monde ? qu'une femme mais au monde,un enfant dont les pleures retentiront pour l'éternité.Pourtant j'écris,ce que j'ai déjà vécu,mais je ne vie plus.
L'écriture instantané,prendre les pensé de l'instant,les disposé au grès du schmilblick cérébral,ne rien n'attendre,ne rien désiré,la technique s'affine avec le temps,l'instinct ce fortifie,les mots sont de plus en plus le prolongement de l'être,quittant le paraître de la technique,essayant de retrouver l’originalité de la matière première,de la source de toute chose,de puisé en cette même source,et de laisser jaillir les méandres tentacularesque* des fresques de jadis.Etre cette enfant qui n'avait nul désir que de se mouvoir,qu'importe la fin,qu'importe la mort,qui disposé d'une pensé relier à cette même source,que la pensé d'aujourd'hui à dérobé pour nous rendre de plus en plus morne.Tout ces inepties peuvent paraitre contradictoire,sans ordre,pourtant les choses,un jours, s'agenceront d'elle même,comme elles l'ont toujours fait.

*n'existe pas je sais
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